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Antivirus gratuit : quel est le meilleur ?

windowsDepuis des années, on s’attend à ce que le marché de la sécurité se consolide. La multiplicité des éditeurs rend en effet le marché assez illisible et complexe. Et l’on se dit que forcément, les « gros » (Norton, Kaspersky, McAfee, …) finiront par avaler les « petits » (Avast, Avira, etc.).
Et pourtant… La situation est loin de ressembler à ce paysage. Les prétendus « gros » connaissent les pires difficultés à survivre sur le marché grand public. Notamment parce que le niveau de protection de Windows 8 avec ses multiples défenses (ASLR, SmartScreen NTFS, Windows Defender, etc.) et son « Windows Store » protégé ont rendu moins crucial le besoin de s’équiper d’un minimal défensif. Ensuite, parce que les antivirus gratuits ont démontré au fil du temps leur relative efficacité et procuré aux utilisateurs (parfois à tort) un certain sentiment de sécurité. Enfin, parce que les suites payantes ont de plus en plus de mal à justifier le prix demandé, à la fois parce qu’elles n’ont pas su évoluer assez vite et prendre en compte assez tôt l’univers multipériphériques/ultramobile actuel, et parce qu’elles n’ont pas voulu adapter leur politique tarifaire et leur système de rémunération.
À l'inverse, les « petits » n’ont jamais été aussi nombreux, adoptant le « gratuit » comme arme de pénétration sur le marché. Aujourd'hui, l’utilisateur peut mettre en œuvre une ligne de défense, minimale mais plutôt résistante, sans dépenser un centime et en acceptant des publicités plus ou moins présentes (mais jamais vraiment envahissantes) pour les logiciels et services payants de l’éditeur.


Comment les menaces s’introduisent-elles dans votre ordinateur ?

virusLes antivirus gratuits sont aujourd’hui bien plus que de simples antivirus. Ce sont de véritables anti-malwares. Il est vrai qu’aujourd’hui les virus informatiques n’existent pour ainsi dire plus. Les utilisateurs sont au contraire plutôt envahis par des codes malveillants ou « envahissants », le plus souvent récupérés simplement en visitant une page Web ou parfois installés parallèlement à des outils gratuits. Typiquement, les sites qui diffusent des vidéos (qu’il s'agisse de sites pirates, de sites pornographiques ou de sites de diffusion en streaming des retransmissions sportives) tendent à encourager les utilisateurs à « mettre à jour » leur lecteur vidéo ou leur lecteur Flash. Ces mises à jour sont en réalité fictives et ne sont qu’un prétexte pour encourager l'utilisateur à installer un logiciel qui déploiera sur l'ordinateur des versions de démos d’outils souvent inutiles, des adwares (des programmes qui affichent des fenêtres publicitaires intempestives ou qui, de plus en plus, injectent directement dans les pages que vous visitez des blocs publicitaires) et parfois des menaces plus dangereuses encore comme les spywares (qui capturent votre écran, vos saisies clavier, vos mots de passe, vos numéros de cartes bancaires, etc.).
Il faut aussi prendre conscience qu’il suffit parfois simplement de visiter une page Web d’apparence anodine pour se retrouver infecté. Certaines pages contiennent en effet des scripts qui, en silence, examinent les failles de votre installation et les utilisent pour pousser un malware et l’exécuter à votre insu (une technique connue sous le nom de Drive By Download). Ces pages peuvent très bien être des pages de sites très officiels qui ont été compromises par les cybercriminels. Parfois ce ne sont pas les pages elles-mêmes qui sont compromises, mais les serveurs qui émettent les bandeaux publicitaires.

Les réseaux sociaux : le vecteur idéal de contagion

sociauxL’autre grand véhicule des menaces, ce sont les réseaux sociaux et plus particulièrement Facebook et Twitter. Ils sont devenus les grands pourvoyeurs de nouveaux codes malveillants pour notre laboratoire. Les escrocs appâtent souvent leurs victimes en leur promettant des « contenus intéressants » ou en publiant des « infos-chocs » sur les grands thèmes de l’actualité (notamment sur Twitter). Cette année, les JO, la Coupe du Monde de football, Michael Schumacher, les grandes stars de la musique ou du cinéma, les élections, les tremblements de terre et tsunamis ont servi de vecteurs aux malwares. Mais les cybercriminels utilisent également ces réseaux sociaux pour envoyer des spams aux listes de contacts des victimes et publier des spams sur leurs murs afin que leurs messages indésirables puissent être visibles aux autres utilisateurs. De nouvelles arnaques apparaissent également sur les réseaux, le plus souvent sous la forme d’une diffuser à vos « amis » des demandes urgentes d'aide financière. Et n’oubliez pas que les cybercriminels exploitent vos profils pour collecter des informations personnelles qui seront ensuite exploitées pour de futures attaques ciblées.
Enfin, les clés USB, et d’une manière générale tous les appareils USB qui se comportent comme des disques (baladeurs, smartphones, tablettes, disques externes) peuvent aussi être des sources d’infection.

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